Moustique tigre : tous responsables, mobilisons-nous !

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Santé
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Communiqué de l'ARS PACA
(Agence Régionale de la Santé)

Marseille le 23 juin 2020

 

« 80 % des gîtes larvaires du moustique tigre
se trouvent dans votre espace privé »


Le dispositif de lutte contre l'Aedes Albopictus (dit « moustique tigre ») et
de surveillance des maladies virales transmises par ce type de moustiques en métropole

est activé chaque année du 1er mai au 30 novembre.


Le moustique tigre est un moustique originaire d'Asie. Il est implanté depuis 2004 dans notre région et est vecteur de maladies, appelées arboviroses, comme la dengue, le chikungunya et l’infection à virus Zika.


A compter de cette année, ce dispositif sera assuré par les Agences régionales de santé.

Dans notre région, c’est l'Entente Interdépartementale de Démoustication Méditerranée qui est l'opérateur régional chargé de la surveillance du moustique tigre, pour le compte de l'Agence régionale de santé Paca, qui prend les mesures de lutte anti vectorielle nécessaires autour des cas humains confirmés qui lui sont déclarés.

L’ARS Paca, Santé Publique France et leurs partenaires mobilisent les professionnels et les établissements de santé et informent la population, afin de maîtriser le risque d’apparition d’une chaine de transmission locale de ces maladies en métropole (cas autochtone).

Le risque d’émergence de ces maladies est réel dans la région comme en témoignent les différents épisodes de cas autochtones enregistrés depuis 2010 : sept épisodes de dengue (19 cas), deux épisodes de chikungunya (19 cas) et un épisode de zika (3 cas).
On parle de cas autochtone quand une personne a contracté la maladie sur le territoire national et n’a pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédents la date d’apparition de ses symptômes.



Les modes de transmission de ces maladies.


La dengue, le chikungunya et le zika se transmettent d’homme à homme par l’intermédiaire du moustique tigre. Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après une période d’incubation, le moustique est capable de transmettre le virus, à l’occasion d’une autre piqûre, à une personne saine. Il n’y a pas de transmission naturelle du virus directement d’homme à homme.
 


Chacun, en modifiant son comportement, peut se protéger et protéger ses proches :


1. Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs (forte fièvre d’apparition brutale, douleurs musculaires ou articulaires, douleurs oculaires, fatigue, maux de tête), en particulier s’ils apparaissent dans les 15 jours qui suivent le retour d’un voyage en zone tropicale.


2. Se protéger des piqûres de moustiques. Pour éviter les piqûres de moustique-tigre il est donc conseillé de :

  • porter des vêtements couvrants et amples, voire de les imprégner d'insecticide pour tissus ;
  • utiliser un répulsif cutané en soirée, conseillé par votre pharmacien, sur les zones de peau découvertes ;
  • utiliser les climatiseurs ou les ventilateurs qui gênent les moustiques ;
  • si nécessaire, utiliser des grillages-moustiquaires sur les ouvertures (portes et fenêtres) ;
  • dormir sous des moustiquaires, qui peuvent également être imprégnées d'insecticide pour tissus. Il existe des moustiquaires à berceau pour les nouveau-nés ;
  • utiliser les diffuseurs électriques à l'intérieur des habitations ;
  • utiliser les serpentins insecticides uniquement en extérieur.


3. Eviter la prolifération du moustique-tigre

C’est en agissant au quotidien, chez soi, que nous pouvons éviter qu’il se reproduise et prolifère dans nos maisons, sur nos balcons, dans nos jardins, etc. Pour éviter que le moustique tigre prolifère, il faut détruire ses œufs et supprimer les eaux dans lesquelles la
femelle pond. Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne. Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs :

  • éliminer les petites réserves d'eau dans lesquelles l’eau peut stagner : les coupelles des plantes, les jouets des enfants... Dans les coupelles, remplacer l’eau par du sable humide ;
  • bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, piscine) ;
  • attention aux gîtes naturels : creux d'arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle et un lieu de ponte potentiel ;
  • ramasser les déchets verts qui deviennent des lieux de repos pour les moustiques adulte ;
  • être vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs) ;
  • changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou plus si possible.
     

 

La situation en région Paca

Depuis le 1e mai 2020, début de la surveillance renforcée,
4 cas importés confirmés ont été déclarés.